Viens rejoindre notre armée ! 1944, une Résistance bretonne à contre-temps
Yves Mervin retrace ici le parcours des nombreux groupes qui se réclamaient de « la défense des libertés bretonnes » et se retrouveront impliqués dans des opérations militaires et policières tant du côté des Occupants que des Alliés.
C’est le cas des Bagadou Stourm ( « groupes de combat » issus du service d’ordre du Parti nationaliste breton), du Lu Brezhon (« armée bretonne ») qui deviendra la Bezen Perrot rattachée au SD allemand après l’assassinat du célèbre recteur par la Résistance, mais aussi de groupes moins connus comme le Kommando de Landerneau qui travaillera pour l’armée allemande, le maquis Bleimor pris en mains par les communistes, le maquis de Moncontour par l’Armée secrète, etc.
Cette étude souligne ainsi la diversité des parcours et des engagements, chez des hommes qui partageaient pourtant la même foi en la Bretagne, mais que les passions déchaînées par l’époque ont fini par opposer dans une violente guerre civile.
Yves Mervin, Viens rejoindre notre armée ! 1944, une Résistance bretonne à contre-temps, commande sur internet : devoirdememoireenbretagne.wordpress.com, 534 p., 24 €
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Les six miliciens de Grenoble, de Pascal Cauchy
La scène se déroule à Grenoble le 2 septembre, à l’issue d’un procès expéditif, conclu sur la condamnation à mort de six des dix accusés, de jeunes miliciens qui, dans le climat de l’époque, avaient peu de chances d’échapper à leur sort. Le nouveau préfet de l’Isère a expliqué, dans une déclaration à la presse, que les maquisards avides de vengeance cherchaient à forcer les prisons et « qu’un jugement et une exécution légales sont préférables à de nombreux lynchages ».
Maître de conférences à l’IEP et chercheur au Centre d’histoire de Sciences Po, Pascal Cauchy a réalisé à propos de cet épisode une enquête originale qui restitue au plus près l’atmosphère de cette époque troublée. Il pointe notamment « le rôle des communistes qui appellent à la violence, réclamant la foule, calculant l’effet politique ; c’est de ce côté que se développe une mystique de la violence épuratrice qui, chevauchant le tigre des passions populaires, noue la résistance intérieure à l’histoire révolutionnaire du pays ».
Ce travail documenté et rigoureux, mais néanmoins passionnant, pourrait constituer un modèle pour approcher au mieux d’autres moments analogues de ces sombres années.
Les six miliciens de Grenoble, par Pascal Cauchy, Éditions Vendémiaire, 222 p., 19 €
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De la Résistance à la guerre d’Algérie, en passant par l’Indochine, Hélie de Saint Marc a fait preuve de courage et de droiture. Le scénariste Jean-François Vivier ne s’est pas contenté d’un simple récit linéaire. Il recherche les motivations de cet officier qui a participé au putsch des généraux en avril 1961.
On découvre ainsi ses idéaux de fidélité et d’honneur. Les aquarelles de Pierre-Emmanuel Dequest sont d’une émouvante sobriété. Cet album reproduit également plusieurs textes d’Hélie de Saint-Marc : « Que serait un homme sans mémoire, il marcherait dans l’oubli ».
Une autre BD, insistant davantage sur les faits que sur la pensée d’Hélie de Saint Marc, vient également d’être réalisée par Patrick de Gmeline, pour le scénario, et Guillaume Berteloot, pour le dessin.
Mars-avril 2004. Des fiefs aux régions. Éloge de la féodalité. La tradition…
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L’heure est aux anniversaires et aux commémorations en cet été 2014. La France se souvient du déclenchement de la Grande Guerre. Au début du mois de septembre, c’est le rappel du « miracle » de la Marne qui occupera pendant quelques jours les mémoires. Mais le souvenir de l’Union sacrée qui réunit alors le pays face à l’immense tragédie ne peut occulter un épisode moins consensuel de notre histoire nationale, la Libération de 1944, tant attendue, mais entachée par les injustices et les crimes qui accompagnèrent l’Épuration. Une lecture partisane des événements s’imposa naturellement au lendemain de la guerre. Elle affirmait la légitimité de la dissidence gaulliste de 1940, oubliait que les pleins pouvoirs avaient été votés au maréchal Pétain par une large majorité des députés socialistes et réduisait le régime de Vichy à un pouvoir autoritaire et réactionnaire imposé au pays à la faveur de la défaite. Entré tardivement dans la résistance, le Parti communiste, celui des « 75 000 fusillés », magnifiait son rôle dans la lutte contre l’ennemi pour mieux faire oublier l’exil moscovite de son chef et s’attribuer un brevet de patriotisme, assez surprenant quand on se souvient des sabotages organisés, durant la « drôle de guerre » 39-40, dans les usines d’armement… Un historien tel que Robert Aron a très vite remis en cause les interprétations par trop simplistes de la période mais la théorie « paxtonienne » (1), qui s’est imposée depuis une trentaine d’années dans les médias dominants, a contribué à l’occultation de bien des vérités sur lesquelles il est utile de revenir aujourd’hui.
Préparée par le général Weygand et commandée en Italie et en France par des chefs demeurés loyaux au gouvernement de Vichy en 1940, l’armée d’Afrique reprend la lutte en novembre 1942 lors de la rupture de l’armistice. Elle a constitué le principal instrument militaire du retour de la France dans la guerre, en Tunisie, en Italie et en Provence, même si le rôle de la 2e division blindée « gaulliste » du général Leclerc a un peu occulté tout cela dans la mémoire collective.
Les sacrifices consentis par les maquisards sont naturellement venus s’inscrire dans l’épopée de la Libération. La figure d’un Tom Morel, le héros des Glières, trouve naturellement sa place dans le panthéon des combattants de la Résistance, mais il apparaît aujourd’hui que l’importance militaire des grands rassemblements constitués dans des zones montagneuses et isolées est demeurée limitée.
Longtemps gommée d’une histoire écrite par les vainqueurs, l’Épuration qui, à des degrés divers, s’est abattue, à tort ou à raison, sur une partie des Français demeure l’objet de débats passionnés, ce dont témoigne le fait qu’il est encore impossible de présenter un bilan précis des exactions et des crimes commis au cours de l’été 1944. Il faut bien admettre que la France vaincue et occupée – dans laquelle le gouvernement de Vichy avait perdu, depuis novembre 1942, les seuls atouts dont le maintien avait justifié l’armistice – a connu, en 1943-1944, la « guerre civile » dont parlait Henri Amouroux. Ce sont les vaincus de ce conflit fratricide – fidèles au maréchal Pétain, miliciens, militants des partis collaborationnistes, simples notables locaux – qui seront les victimes de la « justice » exercée par les communistes ou par d’authentiques bandits métamorphosés en « résistants ».
La lecture canonique de la période a contribué à la formation d’un mythe fondateur de la Libération, régulièrement invoqué pour légitimer la victoire d’un camp sur l’autre ou pour disqualifier aujourd’hui toute parole dissidente. Il apparaît donc nécessaire de relire ces moments à la lumière d’une enquête historique impartiale et débarrassée des préjugés qu’a fatalement engendrés cette époque.
Pour constater, avec Georges Pompidou, que « les vrais héros – ceux qui prirent volontairement et lucidement tous les risques sans réfléchir – sont peu nombreux, de même que sont rares les traîtres conscients et résolus ».
Philippe Conrad
Le temps est venu d’une histoire impartiale. Par Philippe Conrad
Guillaume le Conquérant et son temps. Par Emma Demeester
Actualité des livres historiques
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Nous vivons une époque à la fois inquiétante et fascinante. Qu’elle soit inquiétante, chacun peut le percevoir d’une façon ou d’une autre dans les dégradations de la société ou diverses prévisions d’avenir. Mais pourquoi serait-elle fascinante ? Réponse : elle nous fait entrer dans une nouvelle histoire imprévue, différente de celle qu’avait inaugurée la « révolution de 1944 », sujet de notre dossier. Mais cela, on ne le sait pas encore.
Résumons. Voici une quinzaine d’années, à la fin de la guerre froide, la puissance américaine était devenue hégémonique en tout. La mondialisation semblait inéluctable. En 1989, un universitaire américain d’origine japonaise pouvait prédire la « fin de l’Histoire », conséquence du triomphe universel de l’économie de marché et du modèle américain (1). Mais peu après, une voix discordante se fit entendre. Samuel Huntington publia en 1993 dans la revue Foreign Affairs un article intitulé « The Clash of Civilizations », (« Le Choc des Civilisations ») bientôt transformé en livre. Que disait-il ? Il affirmait que la prétention américaine à imposer au monde son modèle de civilisation était utopique, immorale et dangereuse. Il prévoyait que, dans le monde nouveau ouvert par la mort du communisme, les conflits entre les puissances ne seraient plus idéologiques, économiques ou nationaux, mais civilisationnels(2). La grande parenthèse historique ouverte par la révolution de 1917 se refermait. Une nouvelle époque commençait, marquée par le réveil des peuples et des civilisations. Se plaçant quelque peu dans la filiation intellectuelle d’un Spengler, Huntington projetait sur l’avenir une vision différentialiste de l’histoire et de l’humanité passablement renversante. Mais il ne s’agissait après tout que d’une théorie.
Et voilà que, soudain, l’énorme violence spectaculaire du 11 septembre 2001, et ce qui s’en est suivi, ont fait de cette théorie une réalité incontournable. Entendons-nous bien. Condamner une telle violence, éprouver de la compassion pour les victimes, cela va sans dire, mais cela n’interdit pas pour autant de réfléchir à la portée de l’événement.
Venons-y. Du jour au lendemain, les États-Unis se sont mobilisés et, sur le mode brutal qui les caractérise, ils ont réagi à ce qu’ils ont ressenti comme un acte de guerre contre leur civilisation. Par contrecoup, un peu partout, les masses musulmanes ont été traversées par la révélation de leur propre opposition à la civilisation fondée jadis sur l’utopie biblique des Pilgrim Fathers (3). En Europe, l’éveil fut plus lent et volatile. Pourtant, devant la guerre américaine en Irak, l’opinion publique du noyau franco-allemand s’est peu à peu détachée de l’ancienne solidarité atlantique, percevant avec l’hyperpuissance des différences essentielles. En Asie, les grands cercles de civilisation, Chine, Inde ou Japon, ont été poussés à rechercher dans la multipolarité l’affirmation de leurs voies propres. Ainsi, confrontée à une nouvelle réalité historique, l’utopie du « village mondial » a volé en éclats, ayant procédé en quelque sorte à son autodestruction.
Huntington avait été clairvoyant. Il avait compris que la mondialisation, c’est-à-dire le projet d’imposer à tous les peuples la civilisation américaine, loin de conduire à la paix, conduisait à la guerre, réveillant dans l’Islam sa propre ambition à l’universalité. La confrontation entre deux messianismes agressifs, au contact dans des régions à risque, ne pouvait que conduire à l’explosion. Ce type de péril est faible dans le cas des civilisations asiatiques. Ni le confucianisme ni l’hindouisme ne sont des messianismes. Il en fut autrement pour l’Europe dans le passé. Elle a souvent justifié ses conquêtes par la prétendue universalité de sa civilisation. Pourtant, le retour à la part fondatrice de sa tradition, celle de l’esprit grec, pourrait la libérer de cette fatalité. Les Grecs n’ont été conquérants que d’eux-mêmes. Leur finalité était d’atteindre l’excellence pour chacun d’entre eux et pour leurs cités. Alexandre lui-même, qui fut à bien des égards dans son ambition démesurée la négation du mental grec, n’eut jamais pour ambition d’helléniser l’Orient, mais seulement de se l’approprier. On supporte à la rigueur le conquérant qui respecte vos croyances et vos coutumes, mais pas celui qui entend vous voler votre âme, même avec des discours doucereux.
Dominique Venner
Une époque fascinante. Par Dominique Venner
Actualité de l’histoire. Entretien avec Jean Tulard
Jean Delumeau, l’historien de la Renaissance. Entretien recueilli par Patrick Jansen
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Hors-série n°4 (printemps-été 2012). L’Algérie, histoire d’une terre tragique.
Septembre-octobre 2015. 1985-1991 La fin de l'illusion soviétique. François 1er…
Juillet-août 2010. L’Afghanistan, un sacré piège ! Trente siècles d’histoire agitée…
L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs au détriment des vaincus. Les Romains n’ont pas flatté les Gaulois, les Carolingiens ont dénigré les Mérovingiens, les chrétiens ont noirci les cultes antiques, les jacobins ont diffamé la féodalité et les Yankees ont souvent calomnié les Sudistes. Comme la roue tourne, il arrive aussi que d’anciens vaincus prennent leur revanche et assaisonnent à leur tour leurs tourmenteurs. On voit également le virus de la culpabilité ronger soudain les descendants des conquérants.
Historiquement correct. Par Jean Sévillia
Dans un livre appelé à un grand retentissement, Jean Sévillia n’a pas la prétention de se faire le redresseur universel des torts infligés à tous les perdants. Il a choisi de répondre à l’énorme manipulation dont l’histoire est aujourd’hui l’objet dans notre pays, tant par les médias que par l’enseignement scolaire. Longtemps dominé par la vulgate marxiste, celui-ci a suivi l’évolution générale. Il est soumis à la morale humanitaire et à la victimologie qui rejoignent l’ancien discours divisant le monde entre dominants et dominés, exploiteurs et exploités. Et l’on prend pour cela l’histoire en otage, grâce aux images négatives ou positives forgées par cinquante ans de déformations systématiques.
À la différence de l’historien qui étudie les faits dans le contexte de leur époque, l’historiquement correct pratique l’anachronisme. Il juge le passé avec les bésicles du présent. Il traque le racisme au Moyen Âge ou le sexisme sous l’Ancien Régime. La police embarque des immigrés clandestins : ce sont les rafles de Vichy. Un candidat imprévu se qualifie au second tour de l’élection présidentielle : voici le fascisme. Une émeute tribale dévaste un pays africain, on invoque le Moyen Âge…
Dans un style ferme et limpide, s’appuyant sur les travaux les plus récents des historiens, Jean Sévillia a entrepris de faire justice des falsifications de l’historiquement correct à travers dix-huit thèmes récurrents : les Croisades, l’Inquisition, les guerres de religion, la Révolution, la Commune, le fascisme, la Résistance, la Collaboration, la colonisation, la guerre d’Algérie, etc. Ce livre est un régal. Il prouve qu’un bon journaliste peut faire un excellent historien.
Charles Vaugeois
Historiquement correct. Par Jean Sévillia, Perrin, 456 pages, 21,50 €
Novembre-décembre 2009. L’Allemagne, mille ans d’histoire. Le mur de Berlin et la fin…
Juillet-août 2017. Le Canada, genèse d’une nation. Jacques Cartier, le découvreur…
Septembre-octobre 2005. L’Europe des Européens. De Charlemagne à…
Septembre-octobre 2016. Aux sources de l'exception américaine 1620-1917.
Camelot du roi, puis cagoulard, adjoint d’Henri Frenay à la tête des Mouvements unis de résistance (MUR), général FFI à 30 ans, bras droit et confident de Marcel Dassault, ami intime de François Mitterrand et de Jean-Marie Le Pen, député gaulliste pendant quarante ans, ce petit homme haut en couleur a toujours entretenu un flou artistique sur son passé, sans jamais se renier, mais soucieux d’en gommer certaines aspérités.
Avant que la nuit ne vienne
Allait-il enfin se confier, au crépuscule de sa vie, en acceptant de répondre aux questions de Laure Adler, qui avait été l’une des proches de son vieux complice Mitterrand ? Ces entretiens ont été enregistrés entre septembre 1998 et juin 2000. Les questions se veulent impertinentes, mais Laure Adler ne connaît pas très bien son sujet et Bénouville en a vu d’autres. Autant il est loquace sur l’Algérie française et sur le rôle occulte qui fut le sien à cette époque, autant il esquive sur la plupart des autres sujets. À plusieurs reprises, sa mémoire le trahit. Ainsi donne-t-il de l’exécution de Laval une version totalement fantaisiste.
Résistant incontestable, avait-il besoin de se poser en gaulliste de la première heure, lui qui fut tout de même jusqu’en janvier 1941 le rédacteur en chef d’un hebdomadaire ultrapétainiste, L’Alerte, et qui préféra de novembre 1942 à mars 1943, malgré diverses sollicitations de la Résistance gaulliste, travailler directement pour le compte des Anglais et des Américains ?
De l’arrestation de Jean Moulin, en juin 1943, on ne saura rien de nouveau. Et, pourtant, Bénouville était sans doute l’un des rares à détenir tout ou partie des clés du mystère de Caluire. Laure Adler a beau revenir à la charge, il se dérobe. Sauf pour défendre René Hardy. Bec et ongles. Avare de confidences, ce vieux renard était resté fidèle en amitié.
Avant que la nuit ne vienne. Par Pierre de Bénouville (entretiens avec Laure Adler), Grasset, 360 p., 19,50 €
Janvier-février 2005. La Turquie et l’Europe. La parenthèse réaliste est terminée…
Hors-série n°6 (printemps-été 2013). Napoléon. Leipzig 1813. La fin de l’Empire…
Juillet-août 2007. Le Japon des Samouraï. Civilisation japonaise et occident…
Mars-avril 2016. Irlande rebelle. L'île des saints et des savants. La grande famine…